Le bilan d’une saison 2017

Le mois d’octobre ne marque pas seulement la fin de saison d’eau libre 2017 mais aussi le lancement de celle de 2018, preuve en est que l’eau libre à au moins une année d’avance, ceci dit il est temps de faire un bilan de cette année de compétitions et de rencontres, de voyages et d’entrainement.

Mon objectif était au départ de participer à 10 étapes de la coupe de France, et d’aller au Championnats du Monde Masters à Balatonfured, de faire la traversée de la baie de Saint Jean de Luz et pourquoi pas une course en Grèce, la traversée du canal de Corinthe.

D’un point de vue comptable la coupe de France s’est bien passée je termine avec 810 points 5ème au classement masters 1, mais avec seulement 4 compétitions au compteur. Les raisons sont multiples et laissent certains regrets notamment sur le classement final mais aussi sur l’avenir de la discipline.

Pour des raisons professionnelles je n’ai pas pu me libérer pour enchainer Dijon (un 7.5km qui me tentait bien), Paris la Fluctuat le lendemain (un 5km en boucle dans le bassin de la Villette et un 1.5km juste après) et enfin Jablines une semaine plus tard (le 5 et le 10km), pour clôturer la saison et jouer un podium éventuel.

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Mais ma plus grosse frustration ne fut pas ce voyage que je dû annuler mais le 10km programmé au Lac de Saint Pardoux en Juillet le lendemain d’un 5km qui s’était bien passé. L’organisation ayant décidé d’avancer de 3h30 le départ de la course sans prévenir l’ensemble des nageurs. Dans cet entre soi plus de 33% des nageurs inscrits le dimanche ne prendront pas le départ et certains comme moi arriveront sur site avant l’heure officielle pour constater que le 5km se terminait. Beaucoup d’aigreur et pas mal de points ratés à cette occasion.

Le reste des épreuves fut par contre à l’opposé de cette mauvaise expérience, à rouen chez les vikings un 10km où j’arrive sans ravitailleur ni perche et où l’organisation me trouve une charmante bénévole Marine que je remercie encore, je termine 2ème masters. À Compiègne la veille où je termine premier masters du 10km loin derrière les fusées qui me mettent un tour et dont j’appréhende  le retour après 5km,. Voilà un sport où une adolescente de 15 ans peut remettre à sa place un nageur de 40 ans et plus qui finira malgré tout très satisfait de sa course, l’ego n’en prend même pas un cout tellement ce sport est dur et beau à la fois.

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Enfin j’irai finir ma saison plus tôt que prévu à Annecy sur le 5km dans une très belle ambiance avec l’ambition de revenir sur le 10 km l’an prochain tellement ce lac est beau et l’organisation parfaite.

Autant tirer les choses positives ces manches de la coupe de France ont plusieurs avantages, la convivialité d’abord et le prix abordable. Il est facile de s’y inscrire et dans la plupart du temps l’organisation est très bonne. Mais il reste des choses à faire pour sortir cette discipline de l’entre soi dont je me plaignais à propos de Saint Pardoux et pour l’ouvrir à un plus large public qui venant du triathlon ou de la nage en piscine sans être membre d’un club, ce qui permettrait d’avoir des épreuves encore plus fournies et ainsi donner un peu plus de challenge et de signification à des classements et à des points parfois « injustement » gagnés.

Je m’explique car si je suis compétiteur je reste aussi très humble sur mon propre niveau et sur ma valeur en tant que nageur, je termine 5ème de ma catégorie et 55ème homme au général, pourtant je ne fais que 4 courses et je si je termine sur des podiums dans ma catégorie c’est aussi et surtout faute de combattants.

Je marque donc en m’inscrivant sur des 10km beaucoup de points car au lieu de distribuer ceux-ci en fonction du nombre de participants, la répartition se fait sur une base qui reste toujours la même et donc on peut vite marquer 200 points en terminant dernier ce qui parait tout de même un peu ironique. À force on connait les nageurs de bon niveau et on évalue sa performance en fonction du temps mis par ceux-là mais le classement général est un peu faussé à mon avantage certes mais une dotation plus respectueuse du différentiel et surtout du nombre de nageurs permettrait de mieux s’évaluer sur chaque course et en fin de saison.

Pour l’anecdote en terminant la traversée de la baie de Saint Jean de Luz à la 15ème place à plus de 3 minutes derrière le vainqueur pour seulement 1800m et un peu plus, ou 33ème du Lac d’Annecy en 1h15 je me dis que certes toutes les épreuves ne se valent pas et rien ne sera jamais parfait mais que l’on pourrait imaginer un calcul plus juste pour étalonner les résultats et valoriser les progrès ou la régularité plutôt que le classement général qui ne signifie pas grand chose.

Aux Championnats du Monde en Hongrie, nos amis de la Fina ont tenté de renouveler ma mésaventure de Saint Pardoux à savoir avancer de 24 heures le départ de ma vague, mais d’informations en contre information j’ai bel et bien nagé au moment prévu dans une eau chaude, trouble et avec un fort vent et des vagues sur plus des deux tiers du parcours. Nous étions 96 nageurs dans ma catégorie et divisés en 2 vagues de 48 nageurs. Je nage en 3ème position toute la course jusqu’à l’avant dernière bouée où 3nageurs me passent comme les fusées souvent encore mineures des coupe de France. J’ai surement trop donné dans la ligne droite face aux vagues, on ne se refait pas quand on vient du Pays Basque, l’envie de passer la barre…

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Je finis quasiment au maximum à vouloir les rattraper et suis donc 6ème de cette manche. Pourtant la seconde manche va nager beaucoup plus vite car 19 nageurs vont faire un chrono plus rapide que le mien. 25ème au final sans regret aucun mais une question, si tout le monde était parti ensemble n’aurais pas tenté de me placer mieux et de gérer ma course différement, ou bien aurais je subi ce classement? Sachant que je nage plus de 1500m seul à guider mes adversaires dans les vagues ceux là même qui vont me doubler peu avant la fin.

On peut toujours refaire une course, mais je crois que j’aime les batailles et les départs en masse, le bazar et les conditions dures, que j’aime me confronter à des nageurs plus forts que moi et surtout pas marquer des points que je sens pas vraiment mérités.

Je n’étais pas en Grèce non plus pour la canal de Corinthe (que Jacques Tuset va faire et terminer en 5ème position en rattrapant pas mal de monde face au courant qui vient de s’inverser quand sa vague prend le départ et malgré des méduses) car le changement d’organisateurs, de nom et le manque d’info ne me rassuraient pas pour bloquer encore 3 ou 4 jours pour une course certes pas très loin du Liban mais qui longtemps a semblé une arlésienne. Pour élargir la base des nageurs et sortir du niveau local il faut une communication et une organisation à l’écoute, réactive et qui donne en temps réel un maximum d’informations.

C’est déjà le moment d’attaquer la saison 2018 et ce sera pour moi à Martigues j’espère en maillot (voilà l’objet d’un autre débat) pour un 5km et un 1.5 km dans la foulée et j’espère encore de belles rencontres car ce fut bien le plus important pour moi cette année le plaisir de retrouver des nageurs et nageuses d’horizons différents et de partager avec eux de bons moments en eau libre.

Merci spécialement à Fred Madec qui m’a accompagné à Balatonfured et qui termine à la 23ème place, et à Bernard-Pierre que je retrouverai cette saison 2018 avec un grand plaisir…

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