RedBull Neptune Steps (Glasgow)

Mon fil instagram faisait comprendre que j’avais participé au Red Bull Neptune Steps dans le canal de Mary Hill à Glasgow samedi 18 mars et comme il s’agissait une compétition atypique mais très sympathique je me devais aussi d’en parler ici.

Tout d’abord un nageur d’eau libre avec un profil plutôt tourné vers l’endurance comprendra que nager, en combinaison, 420m dans un canal dont l’eau affiche 7°c , comprendra que j’avais très peu de chance de bien figurer dans cette épreuve. Il faut rajouter à cela que nous devions grimper un certains nombre d’écluses à l’aide de cordes, de filets ou de mur d’escalade artificiel. Pas forcément ma tasse de thé, mais honnêtement je n’y allais pas pour autre chose que m’amuser et sur ce plan là aussi la mission écossaise est totalement remplie.

Le dénivelé positif de plus de 10m nous obligeait donc à gravir un certain nombre d’écluses et j’avais un peu sous estimer la force de l’eau des cascades et sans avoir l’occasion de m’entrainer la veille de l’épreuve j’ai passé la première manche à découvrir les vices et les verrues de cette compétition.

Les hommes étaient 240 au départs divisés en 8 manches de 30 nageurs dont seul les 7 premiers seraient qualifiés pour la demie finale. Après un départ trop rapide our moi et de nombreux coups reçus dans les 50 premiers mètres j’ai du ralentir et rattraper mon retard sur la tête de course à chaque obstacle calmement. J’en termine cinquième en me disant que la demie va être très dure, que l’eau est froide et que les cascades d’eau fraiches n’aident pas à franchir les différents obstacles pas si durs que cela dans l’absolu.

Comme pour pimenter le tout je déjeune un excellent Chilli con carne et il est déjà l’heure de se remettre à l’eau pour la demie finale, 28 nageurs dans deux manches et seuls 20 nageurs iront en finale. Ça va partir encore plus vite et n’ayant pas l’énergie pour suivre les flèches qui doivent nager un 400m en 4 minutes je pars derrière en me mettant à l’eau au dernier moment. Je rattrape pas mal de monde dès que le canal s’élargit et à chaque obstacle je m’approche de la tête de course mais 420m c’est trop court il aurait fallu doubler la distance pour que ma tactique soit payante, quand je plonge du dernier obstacle la qualification est déjà jouée. Aucun regret la finale va aller très vite et Mark Deans va l’emporter encore une fois.

https://www.redbull.com/gb-en/watch-the-best-action-from-red-bull-neptune-steps-2017%3Fwtk

Cette course n’était évidemment pas au programme de ma saison si ce n’est de pour passer un week end à Glasgow et profiter de l’accent et de la gastronomie écossaise.

Il est bon aussi de se mettre en « danger » avec des épreuves comme celle-ci afin de sortir de sa zone de confort et de s’amuser. L’eau froide par exemple devient un problème à force de nager au Liban où même en hiver l’eau reste bien trop chaude pour s’habituer à ce qui m’attend dans la Manche ou justement dans le canal du Nord entre l’Irlande et l’Écosse.

Un point à travailler donc pour se préparer plus sérieusement au défi des 21 traversées.

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Ocean’s 21

Le nom le plus simple à défaut d’en trouver un autre pour expliquer la nature du défi : traverser à la nage en simple maillot de bain, 21 détroits dont certains assez mythiques (Gibraltar, la Manche, Catalina, ou Molokaï).

Au départ des gens traversent des détroits ça et là, et en soi c’est un défi d’en traverser un. En parallèle  en haute montagne certains gravissent des sommets dont les 7 les plus hauts du monde et finissent par créer le 7 summits challenge.

Il fallu peu de temps à des nageurs d’eau libre de s’en inspirer et de lancer le Ocean’s seven challenge en regroupant Gibraltar, La Manche, le détroit du Nord entre l’Irlande et l’Écosse, le détroit de Cook en Nouvelle-Zélande, celui de Tsugaru au Japon, Catalina en Californie et enfin Molokaï-Oahu qui sert de championnat du monde pour les rameurs en stand up ou en prone paddle mais là je m’éloigne…

Alors pourquoi ne pas se contenter de faire ces 7 là et vouloir tripler la dose?

D’abord parce que quelques nageurs ont déjà bouclé cette liste et que les océans proposent d’autres « sommets » dont la montagne ne dispose pas. En Europe j’avais déjà eu vent du célèbre Corse-Sardaigne, Capri-Napoli, de Jersey-Saint Malo ou encore de détroits au Danemark ou en Suède, voire de Kronstadt-Saint Petersbourg, certains détroits font plus de 40 km et méritent amplement leur place dans une liste comme celle-ci.

Alors triple dose à raison de 7 détroits par an dont une quinzaine en Europe et quelques inédits comme Bahrein-Arabie Saoudite ou Macao-Hong Kong, en incluant ceux du Ocean’s seven histoire de participer aussi à ce défi en passant.

La première étape va consister à trouver des sponsors et à entamer un entrainement sérieux pour bien figurer sur chaque traversée (entre 15 et 50km) quelque soit les conditions le jour J (Méduses, vents, vagues, marées ou courant, eau chaude ou eau froide, j’en passe et des meilleures…)

Présentation 21 détroits à la nage

Mountainride

Au départ Mountainride c’est pour beaucoup du mountainbike en mode descente puis en enduro, mais c’est aussi du cross country marathon en haute montagne, puis c’est du triathlon voire du x-terra, et aujourd’hui ce blog sera consacré à l’eau libre et plus particulièrement à la préparation pour des traversées marathons.

La preuve que les choses évolues et que les montagnes sont là pour être grimpées.

Ce blog permettra de suivre l’évolution d’un projet un peu dingue qui s’inspire de la haute montagne et du 7 summits challenge, nager non pas 7 détroits (comme le Ocean’s seven challenge)  mais 21 détroits à travers le monde d’ici 2020.

Le défi débute ici avec la préparation, un moyen de traiter de l’entrainement en endurance sous un autre aspect moins connu et surtout moins traité.

En espérant que cela puisse devenir une source d’informations voire de motivation pour ceux et celles qui se préparent à affronter des montagnes.

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