Un autre moment clé de la préparation : le petit déjeuner.

Sans être aucunement médecin, diététicien ou nutritionniste je ne souhaite pas ici édicter autre chose qu’une méthodologie de bon sens, partant du principe que le petit déjeuner doit représenter 25 à 30% des apports caloriques d’une journée normale il parait évident que l’on ne peut pas se passer d’un tel apport dans la journée d’un sportif pratiquant 10 à 20 heures d’entrainement hebdomadaire.

Pour cela il devrait se composer forcément de plusieurs boissons, de l’eau pour réhydrater après une longue nuit, un jus de fruit pourquoi pas mais plutôt en milieu ou fin de déjeuner pour ne pas trop acidifier l’estomac et d’une boisson chaude au choix. À cela on peut rajouter un produit laitier et un produit céréalier pour les glucides complexes qui vont donner de l’énergie au fur et à mesure de la matinée. Attention toutefois lorsque l’on nage en mer après il parfois difficile de ne pas avoir la nausée. Un apport en acides gras essentiel et de la vitamine A et E pour les tissus musculaires et pour cela le beurre reste excellent, enfin un produit sucré comme du miel ou de la confiture.

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Voilà donc pour le contenu maintenant il faut définir le moment d’ingestion de ce premier repas de la journée. Ici s’affrontent 3 écoles :

Débutons par celle qui me parait la moins naturelle et qui consiste à partir à jeun elle engendre une fatigue musculaire plus importante que la même activité post-prandiale. Certains peuvent y trouver un moyen de perdre du poids quand certaines études démontrent que c’est l’inverse qui peut se produire. Il s’agit certes d’un excellent réveil musculaire mais cette pratique nécessite une grande attention, de boire suffisamment et de faire aussi une croix sur des sorties longues ou intenses. Ensuite on se posera la question de la préparation en vue d’une compétition où il faudra ce jour là avaler un petit déjeuner sans jamais s’y être habitué.

À quelques jours du début du mois de Ramadan nous n’aborderons pas ici la pratique  intense du sport sans aucun apport qui mérite un article complet plus détaillé.

On trouve de nombreux partisans du 50/50 qui consiste à ingérer une partie légère du petit déjeuner avant et une autre juste après l’effort. Sur le plan des apports calorifiques rien à redire mais reste la question de la préparation aux compétitions longues qui nécessiteront elles de partir avec un peu plus de carburant dans le ventre.

On s’en explique avec la méthode qui consiste à prendre l’intégral du menu en une fois au réveil. Les avantages sont nombreux; le rythme digestif est calé, la journée est lancée et après l’entrainement matinal, on peut passer à sa journée professionnelle sans avoir à repasser par la case pieds sous la table. Que l’on soit en compétition ou non le corps est habitué à ingérer ce quart ou plus d’apport calorique, c’est un point important, il s’agit d’un entrainement aussi.

Il n’est pas rare qu’un coureur ou triathlète se plaigne de troubles digestifs suite à la prise d’un gel ou autre que son estomac refuse d’ingérer. Comme expliqué plus haut il faut avant tout entrainer son corps à ce rythme et aux produits que l’on donnera pendant ou avant un effort. Ne jamais improviser le jour d’une course et ne jamais changer ce rythme non plus, il est déjà bien suffisant d’avoir voyagé en avion (simulant une altitude de 2000m et plus pendant plusieurs heures qu’il faudra compenser par un apport en eau important)

Reste la question du temps de latence entre l’ingestion et le début de la pratique sportive (notamment en cas de compétition), s’il faut compter presque 3 heures pour profiter de cet apport certains produits industriels proposent de réduire ce délai à presque 1h30 via des préparations en poudre qui termine en gateau sport. Cela permet certes de rallonger la nuit avant la compétition et d’ingérer un produit modifié et transformé industriellement (on est loin du bio) mais il faut aussi avoir testé et ne pas improviser le jour d’une épreuve majeure. Mais il parait compliqué de passer d’une absence de petit déjeuner le matin sous prétexte que « cela ne passe pas » à avoir à ingérer un tel produit avant une distance marathon ou plus à 4 heures du matin dans un hotel le jour d’une course importante.

L’entrainement doit donc comporter aussi un volet nutrition et apporter des solutions adaptées à chaque discipline, en fonction de la durée de l’épreuve, du climat, des ravitaillements prévus par l’organisation ou encore des intolérances alimentaires.

Pour finir rappelons que pour un nageur en eau libre qui ne s’alimentera plus que par le biais de boissons sucrées en pleine mer, tendues par une perche depuis le bateau suiveur, il faudra aussi envisager de modifier son petit déjeuner pour être sûr de ne pas transformer cet apport essentiel en un problème de nausée qui pourrait limiter la performance.

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RedBull Neptune Steps (Glasgow)

Mon fil instagram faisait comprendre que j’avais participé au Red Bull Neptune Steps dans le canal de Mary Hill à Glasgow samedi 18 mars et comme il s’agissait une compétition atypique mais très sympathique je me devais aussi d’en parler ici.

Tout d’abord un nageur d’eau libre avec un profil plutôt tourné vers l’endurance comprendra que nager, en combinaison, 420m dans un canal dont l’eau affiche 7°c , comprendra que j’avais très peu de chance de bien figurer dans cette épreuve. Il faut rajouter à cela que nous devions grimper un certains nombre d’écluses à l’aide de cordes, de filets ou de mur d’escalade artificiel. Pas forcément ma tasse de thé, mais honnêtement je n’y allais pas pour autre chose que m’amuser et sur ce plan là aussi la mission écossaise est totalement remplie.

Le dénivelé positif de plus de 10m nous obligeait donc à gravir un certain nombre d’écluses et j’avais un peu sous estimer la force de l’eau des cascades et sans avoir l’occasion de m’entrainer la veille de l’épreuve j’ai passé la première manche à découvrir les vices et les verrues de cette compétition.

Les hommes étaient 240 au départs divisés en 8 manches de 30 nageurs dont seul les 7 premiers seraient qualifiés pour la demie finale. Après un départ trop rapide our moi et de nombreux coups reçus dans les 50 premiers mètres j’ai du ralentir et rattraper mon retard sur la tête de course à chaque obstacle calmement. J’en termine cinquième en me disant que la demie va être très dure, que l’eau est froide et que les cascades d’eau fraiches n’aident pas à franchir les différents obstacles pas si durs que cela dans l’absolu.

Comme pour pimenter le tout je déjeune un excellent Chilli con carne et il est déjà l’heure de se remettre à l’eau pour la demie finale, 28 nageurs dans deux manches et seuls 20 nageurs iront en finale. Ça va partir encore plus vite et n’ayant pas l’énergie pour suivre les flèches qui doivent nager un 400m en 4 minutes je pars derrière en me mettant à l’eau au dernier moment. Je rattrape pas mal de monde dès que le canal s’élargit et à chaque obstacle je m’approche de la tête de course mais 420m c’est trop court il aurait fallu doubler la distance pour que ma tactique soit payante, quand je plonge du dernier obstacle la qualification est déjà jouée. Aucun regret la finale va aller très vite et Mark Deans va l’emporter encore une fois.

https://www.redbull.com/gb-en/watch-the-best-action-from-red-bull-neptune-steps-2017%3Fwtk

Cette course n’était évidemment pas au programme de ma saison si ce n’est de pour passer un week end à Glasgow et profiter de l’accent et de la gastronomie écossaise.

Il est bon aussi de se mettre en « danger » avec des épreuves comme celle-ci afin de sortir de sa zone de confort et de s’amuser. L’eau froide par exemple devient un problème à force de nager au Liban où même en hiver l’eau reste bien trop chaude pour s’habituer à ce qui m’attend dans la Manche ou justement dans le canal du Nord entre l’Irlande et l’Écosse.

Un point à travailler donc pour se préparer plus sérieusement au défi des 21 traversées.

Ocean’s 21

Le nom le plus simple à défaut d’en trouver un autre pour expliquer la nature du défi : traverser à la nage en simple maillot de bain, 21 détroits dont certains assez mythiques (Gibraltar, la Manche, Catalina, ou Molokaï).

Au départ des gens traversent des détroits ça et là, et en soi c’est un défi d’en traverser un. En parallèle  en haute montagne certains gravissent des sommets dont les 7 les plus hauts du monde et finissent par créer le 7 summits challenge.

Il fallu peu de temps à des nageurs d’eau libre de s’en inspirer et de lancer le Ocean’s seven challenge en regroupant Gibraltar, La Manche, le détroit du Nord entre l’Irlande et l’Écosse, le détroit de Cook en Nouvelle-Zélande, celui de Tsugaru au Japon, Catalina en Californie et enfin Molokaï-Oahu qui sert de championnat du monde pour les rameurs en stand up ou en prone paddle mais là je m’éloigne…

Alors pourquoi ne pas se contenter de faire ces 7 là et vouloir tripler la dose?

D’abord parce que quelques nageurs ont déjà bouclé cette liste et que les océans proposent d’autres « sommets » dont la montagne ne dispose pas. En Europe j’avais déjà eu vent du célèbre Corse-Sardaigne, Capri-Napoli, de Jersey-Saint Malo ou encore de détroits au Danemark ou en Suède, voire de Kronstadt-Saint Petersbourg, certains détroits font plus de 40 km et méritent amplement leur place dans une liste comme celle-ci.

Alors triple dose à raison de 7 détroits par an dont une quinzaine en Europe et quelques inédits comme Bahrein-Arabie Saoudite ou Macao-Hong Kong, en incluant ceux du Ocean’s seven histoire de participer aussi à ce défi en passant.

La première étape va consister à trouver des sponsors et à entamer un entrainement sérieux pour bien figurer sur chaque traversée (entre 15 et 50km) quelque soit les conditions le jour J (Méduses, vents, vagues, marées ou courant, eau chaude ou eau froide, j’en passe et des meilleures…)

Présentation 21 détroits à la nage

Mountainride

Au départ Mountainride c’est pour beaucoup du mountainbike en mode descente puis en enduro, mais c’est aussi du cross country marathon en haute montagne, puis c’est du triathlon voire du x-terra, et aujourd’hui ce blog sera consacré à l’eau libre et plus particulièrement à la préparation pour des traversées marathons.

La preuve que les choses évolues et que les montagnes sont là pour être grimpées.

Ce blog permettra de suivre l’évolution d’un projet un peu dingue qui s’inspire de la haute montagne et du 7 summits challenge, nager non pas 7 détroits (comme le Ocean’s seven challenge)  mais 21 détroits à travers le monde d’ici 2020.

Le défi débute ici avec la préparation, un moyen de traiter de l’entrainement en endurance sous un autre aspect moins connu et surtout moins traité.

En espérant que cela puisse devenir une source d’informations voire de motivation pour ceux et celles qui se préparent à affronter des montagnes.

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