Les Classiques estivales du Pays Basque, ou comment bien gérer des courses en mer.

Après avoir débuté la saison d’eau libre en juin et celle de prone paddle un peu plus tôt, il était temps du 13 juillet au 18 aout de faire une pause  ou presque des coupes de France (j’irais nager le combiné de Quiberon fin Juillet) et de se plonger dans les eaux du Pays Basque natal qui offre, au Labourd et au Guipouzcoa  quelques belles traversées. Notez que si je n’ai pas nagé du tout en Biscaye ni dans les lacs qu’offrent les Pyrénées ou les terres intérieures notamment vers Vitoria-Gasteiz ou dans l’Ebre qui borde le sud du Pays Basque il y aussi fort à faire là bas. Je me suis donc limité à des villes de bord de mer ou presque allant de Bayonne à Zumaïa en passant par Zarautz, Saint Sébastien, Hondarrabia et Saint Jean de Luz sur des distances de 1.5 à 5.2km.

Petit tour d’horizon de ce que Euskal Herria a à vous offrir si vous êtes nageur d’eau libre. Et en parallèle quelques techniques spécifiques à la nage en mer car dans ce milieu vous serez confronté aux marées, aux courants, aux vagues et au vent encore plus que dans un lac où l’on tourne souvent sur 1600 à 2500m, ici il s’agira parfois de nager 3000m ou plus en ligne droite dans les éléments avec peu de bouées directionnelles.

La terrain de jeu de cet été 2019, et il reste beaucoup à nager en mer, en lac ou en rivière, je me suis limité au Labourd et au Guipuzcoa

J’ai donc débuté à domicile par la traversée de Baïona (traduire par Bayonne) pour 1500m dans la Nive devant les locaux de l’Aviron Bayonnais, sa section natation organisant cette épreuve pour la deuxième fois. Nous partions avec la marée qui allait nous aider donc durant la moitié du parcours qui consistait en une boucle nous ramenant vers l’embouchure de l’Adour sans toutefois y entrer. Peu d’inscrits, un peu plus de 70 nageurs la plupart en combinaison Néoprène alors que l’eau est chaude et salée donc, car nous sommes à marée montante et que la mer donc rentre dans le fleuve et qu’il fait très chaud au soleil. La première bouée est à 200m à peine de la ligne de départ et nous allons batailler ferme pour ce premier virage, puis la course est pratiquement jouée. J’expérimente ici une première fois dans l’année un retour avec l’aide d’un courant fort qui permet de varier un peu sa technique pour augmenter l’amplitude et la glisse au détriment de la vitesse de bras. Ici un nageur plus long et plus habitué au bodysurf pourra se défaire de ses adversaires en plaçant des coups de bras plus fort et en s’aidant de courts battements de jambes en 2 temps pour s’appuyer sur les vagues et le courant. Ce que je fis pour me hisser à la 11ème place au général et premier en maillot en 22’45 pour 1500m dont la moitié à contre courant. 

La Nive au coeur de Bayonne à marée haute la rivière est donc pleine d’eau salée
Nager devant chez soi un privilège dirait le Maire de la ville

Le lendemain ce sera Traversée de la Baie de Donibane Lohitzun (soit Saint Jean de Luz), aucune idée de l’année de création (année 60 à n’en pas douter) c’est un classique qui se joue tous les 14 juillet et 15 aout, au départ de la plage de Socoa jusqu’à la digue au chevaux sur celle de Saint Jean de luz. Si la veille nous avions droit à des juges arbitres de la FFN, un briefing de course et une arrivée à la plaque digne d’une belle épreuve d’eau libre, ça n’est plus le cas ici. En somme vous êtes un habitué des lieux et vous savez plus ou moins le parcours et les règles sinon ce sera la découverte au milieu de 6500 nageurs, car l’épreuve est très connue et rapide. On termine en courant jusqu’à ligne d’arrivée dans le sable et cela nécessite d’avoir les jambes et donc de les utiliser dans la dernière partie de la natation afin de vasculariser au mieux et de préférer la dynamique de la course à celle de la marche.

Je vais terminer, en combinaison Arena en 22’33 soit 12’’ de moins qu’à Bayonne qui avait 350m de moins sur le papier. Une fois de plus pas la peine de viser un chrono sur cette distance hasardeuse car elle part chaque année à la même heure sans prendre en compte les marées, j’ai déjà mis 26’  sur cette épreuve avec ou sans Néoprène. Ici la Arena Black Carbon m’a vraiment permis de trouver une cadence et une glisse que je n’aurais pas eu sans pour me maintenir proche des premiers aussi en Néoprène. Le gainage « solide » qu’a pu m’apporter cette Arena a vraiment joué dans le très bon chronomètre final.

Je me situe au niveau du troisième rescue paddle alors que les premiers arrivent lors de cette course très rapide, un bon chrono que je dois au prêt de la combinaison Arena Carbon

Le week end suivant, nous avions l’occasion de nous élancer sur les 5200m de la Zarautz-Getaria-Zarautz (étape de la coupe d’Espagne dont le niveau est au moins aussi relevé que celui de la coupe de France mais possède beaucoup plus d’épreuves en mer). Le lendemain  de cette longue distance, près de 3000 nageurs prenaient le départ de Getaria de la 49ème édition, une vraie classique très bien organisée de monisme 3000m qui se termine sur le sable. Nous avions la chance de partir et d’arriver dans l’eau, et de taper un plaque, de nager en pleine mer ,mais le parcours annoncé sur le papier variait largement en réalité et m’empêchait de nager convenablement m’obligeant à attendre un groupe de nageurs qui semblaient mieux pouvoir se repérer pour ne pas rater une bouées à l’écart du parcours. J’ai voulu en effet m’éloigner sur la gauche du peloton de tête pour les garder à l’oeil et placer ma nage un peu seul, mais quand ils ont coopéré et accéléré je les ai littéralement perdu et je ne comprenais pas le demi tour à effectué. J’ai donc attendu, sagement dans un paquet de nageurs moins rapides que j’ai quitté une fois sur le bon chemin proche de l’arrivé dans le port de Zarautz. Une fois de plus je n’aurais aucun mal à augmenter l’amplitude de ma nage pour me séparer de ce groupe qui m’a fait la route sur le dernier tiers du trajet. Mauvais chrono pour moi donc , un repérage à pieds du parcours m’aurait permis de comprendre où se situaient les bouées vertes placées trop proches d’un mur et les rendant peu visibles alors que je les cherchais au milieu de cette crique. Mais il y avait aussi ce choix discutable de vouloir m’éloigner du peloton alors que j’aurais pur bénéficier de l’aspiration et de la navigation. Je boucle donc en 1h17 ce 5.2km mais bien loin du paquet de tête que je tenais pourtant jusqu’à 2000m. 

Une vue d’ensemble de la course et notamment du demi tour devant l’entrée du port de Getaria
A Zumaïa et Bermeo vous pourrez retrouver des paysages connus si vous avez suivi la série Game of Thrones

Je ne vais pas renouveler cette erreur de vouloir nager seul et donc a priori plus confortablement, mais sans profiter du peloton et de son aspiration à Zumaïa lors d’un  3km en mer avec la marée montante pour entrer dans le chenal. Un parcours magnifique au départ d’une des plages qui aura servi aux tournages de Game of Thrones et qui se finit en courant sur le quai à l’intérieur de la ville. La première bouée étant encore placée très proche de la plage (il n’y a aura d’ailleurs que 3 bouées sur le parcours dont 2 à moins de 300m d’écart) il va y avoir une belle bataille pour se placer et nager le long des falaises et flysch qui nous mènent à l’entrée du port où une fois de plus je me fais la belle en travaillant la glisse dans le courant en plein milieu du canal et me laissant pousser par la marée. Un beau parcours, aucun briefing de course mais interdiction de nager en Néoprène comme à Zarautz et partout ailleurs dans le Pays Basque sud,  voire avec une montre ou des bijoux, de l’eau libre à l’état pur. Mais peu de bouées sur le parcours si on connait on sait où aller, si on nage dans le peloton aussi, mais un nageur isolé va perdre pas mal de temps à naviguer. Ici je suis resté dans les pieds de 3 nageurs, une première pour moi qui préfère nager seul, et je les lache dans le chenal pour finir 16ème au général en 38’51 (on sent encore l’effet du courant dans mes chronos). 

Enfin la semaine du 15 aout je vais terminer ce tour du Pays basque par 2 courses dont l’une à Donostia (Saint Sébastien) sur 3000m qui aurait du être une belle traversée un peu à l’image de Zumaïa ou Getaria, et l’autre à Hondarrabia dans la baie de Txingudi qui ne restera pas dans les mémoires.

La Baie de Donostia où se déroule le Paseo Nuevo

Pour la première celle du Paseo Nuevo, nous ne nagerons pas au départ de la plage de Gros mais dans la baie de la Concha pour un plan B compte tenu de la houle. Sur le plan technique je vais devoir, d’une part partir et arriver en courant sur le plage (ce qui va me réveiller au démarrage) mais aussi, rattraper la moitié des nageurs partis dans la vague 2’ avant nous, avec des bonnets verts. En terminant 27ème de cette course et second de ma vague on comprend que j’ai du pas mal naviguer pour trouver un passage notamment au niveau des bouées afin de passer les différents pelotons de bonnets verts à qui je reprenais du temps sur ce parcours en boucle facile malgré une remontée face aux vagues. Je fus le poisson pilote pour la première féminine de ma vague qui s’est mis dans mes pieds à la première bouée et n’en a pas bougé jusqu’à l’arrivée où elle m’a déposé à la course à pieds pour franchir la ligne avec quelques secondes d’avance une belle collaboration car si elle n’a jamais pris un relais elle me motivait en me touchant les pieds. Lors d’un passage dos aux vagues j’ai pu encore pratiquer ce bodysurfing et remonter et larguer une bonne dizaine de nageurs, eux restaient à la même fréquence quand, je travaillais plus en force pour me laisser pousser par le courant et les vagues. 

Le genre de paysage qui vous sera donné à voir pendant la plupart des courses au large au Pays Basque

Traversée de la baie de Txingudi, Hondarrabia, 2.6km avec le courant de la marée descendante, ici ce sera très rapide autant pour le briefing (inexistant) que pour la course (avec un courant énorme sur la première partie) que le compte rendu car à part avoir passé presque une demie heure pour retirer mon bonnet et pu recroiser ainsi des nageurs de Bordeaux ou de Donostia, le reste est à oublier y compris la 25ème place au général.

Donc pour clôturer ce tour du Pays Basque (en sachant qu’il y a encore beaucoup à nager en Biscaye ou en lacs) vous aurez en général une très belle ambiance, un beau parcours ou un plan B en cas de houle trop forte, des vagues, un niveau élevé et du fair play, un briefing d’avant course parfois très sommaire, un beau tee shirt et un bonnet dédié (en finale de coupe de France on repart sans aucun de ces 2 goodies) pour Zumaia et Getaria un catering qui vous aura préparé des pintxos chaudes ou froides pour vous donner envie de flâner après chaque course dans les ruelles des vieilles villes du Pays Basque.

Test de la combinaison Arena Powerskin carbon black

Il est toujours délicat de traiter de combinaison Néoprène sur un blog dédié à l’eau libre quand, pour les puristes il s’agit uniquement de nager en maillot et que ce fut même la règle jusqu’à récemment, mais que le grand public et que certains triathlètes ne jurent que par le Yamamoto pour faire 1900m dans une eau à 23°C. Je me permets de rappeler ici, que si la température de l’eau va effectivement entrainer une certaine hypothermie et que ce processus est propre à chacun, l’eau chaude et au moins aussi dangereuse. Au delà de 31°c les compétitions sont interdites car le corps ne pourra pas se rafraîchir et c’est important, il faut donc accepter d’avoir un peu froid au début et surtout de s’acclimater sur des périodes plus ou moins longues, dès lors, de ne pas partir avec une idée préconçue sur l’impossibilité pour son corps de s’adapter au frais voire au froid. Rappelez vous qu’il n’y a pas si longtemps des traversées longues et officielles se faisaient en maillot dans une eau à moins de 16°c. 

Mais revenons à nos combinaisons qui sont désormais imposées dès que la température (dont la méthode de captation n’est pas très claire) de l’eau se situe sous les 18°c mais sont déjà optionnelles sous les 20°c et qu’en triathlon on prend le risque de nager à 23.9°C avec un Néoprène sur le dos quand bien même l’air ambiant serait à plus de 30°c ce jour là. La différence air/eau est rarement traitée mais elle est aussi un facteur déterminant pour le choix de sa tenue le jour d’une course. 

Et concernant mon passif avec le Yamamoto j’ai eu l’occasion de nager depuis quelques années avec notamment des Aquaman, Zerod, Orca, Tyr, Zoot et autres depuis des années je pense savoir ce qu’il me faut pour ne pas trop souffrir dans l’eau avec un Yamamoto sur le dos. Ayant au programme de ma saison une étape en mer de 7.5km lors du défi quiberonnais où la combinaison est obligatoire, je proposais donc à Arena de tester leur combinaison et d’en faire un compte rendu ici le plus simplement possible. Je recevais la combinaison un jeudi de juin, et le samedi suivant, j’étais à Paris pour l’Open Swim stars où j’étais engagé sur le 10km puis le 2km le lendemain. Ce fut l’occasion de découvrir la Powerskin carbon black wetsuit  le nouveau modèle 2019 dans de l’eau douce.  Je précise donc que je n’ai aucun contrat avec Arena qui m’a prêté son modèle haut de gamme pour participer à quelques compétitions estivales et en faire un compte rendu sur ce blog que vous êtes nombreux à suivre. Vous pouvez retrouver le modèle ici :

Si j’avais le modèle noir intégral on voit bien la maillage en carbon sur cette image, cela facilite le gainage dans l’eau.

Première étape de quoi est elle constituée : 

Pour ce qui est de sa composition c’est du Yamamoto comme toutes les autres combinaisons de triathlon ou d’eau libre depuis des années, et dans le cas de de cette Arena vous n’aurez pas été insensible au terme de Carbon car c’est bien la matière qui lui a été ajouté par un maillage qui vient stabiliser le corps dans l’eau et surtout à mon sens le gainer. Ce gainage est essentiel pour aller vite (à la surface) mais droit également en alignant les pieds et la tête dans la bonne direction. Arena parle ici de Yamamoto Aerodome qui apporterait un maximum de flottabilité, et en cette matière je pouvais être un peu dubitatif car ce n’est pas ce que je cherche n’ayant pas naturellement les pieds qui coulent . Enfin les épaisseurs vont au maximum de 4.5mm sur le ventre et les jambes à 1.5mm sur les bras et les épaules en se limitant à 3mm sur le dos et l’arrière des jambes. Elle dispose d’un sytème de fermeture à glissière inversé  pas toujours facile à maitriser seul.

Mes points de référence en la matière : 

Des Yamamoto 39 et 40 de milieu et haut de gamme de marques de natation ou de triathlon qui proposent des modèles allant de 400 à 750€. Ma préférée étant la Orca Alpha car elle sa coupe ne descend pas trop sur les jambes ou les bras et que les épaules sont fines, extrêmement fine avec seulement 0.88m, mais dans une matière finalement peu extensible. En contre partie, la combinaison n’est pas chaude mais reste tout de même très fragile j’ai du la recoller à de nombreux endroits… Par ailleurs si les Zerod et Tyr se mettaient sans problème, la Orca ne glissait pas aussi bien dans un sens ou dans l’autre ce qui contribue aussi à l’abimer notamment en compétition de triathlon lorsque l’on est en mode transition 1. 

L’intérieur, les coutures, les collages et notamment cette matière finalement facile à enfiler.

Choix de la taille et enfilage : 

J’ai chois une taille L, donc a priori plus petite que celle à laquelle je pouvais prétendre, l’objectif étant de retrouver cette absence de tissu sur les chevilles et de bien dégager l’avant bras pour plus de sensations. Ici la black carbon s’enfile sans frottements et sans retenue elle glisse, une fois fermé le zip inversé (pas facile à faire seul toutefois car la protection de la glissière vient souvent se faire mordre) on est bien gainé et pas serré. Pour mes 1m90 et 85kg elle est parfaitement taillée.

Les points sensibles : 

Ils sont souvent nombreux, il y a d’abord le changement de la position dans l’eau à cause de le propension à faire trop flotter les jambes et donc d’induire un mal de dos et un manque d’efficacité des pieds qui ont tendance à ressortir de l’eau dans un battement que l’on ne sent plus. Ici je ne souffre pas de cette remontée des pieds à la surface c’était déjà le cas avec la Orca, mais cette dernière parfois me grattait ou me frottait au niveau du cou. Ici on aborde le point noir du Yamamoto, le côté obscur quand le lundi matin votre nuque est marqué pour quelques semaines par des brulures à la base du cou ou plus haut presque dans les cheveux. En réalité nous avons ici deux problèmes courants sur la plupart des designs de combinaison qui ne peuvent empêcher que le néoprène viennent en contact avec la peau et à chaque rotation de la tête lors de la respiration notamment dans un élément salé, viennent brûler l’épiderme doucement mais surement. Enfin une autre gêne pouvant survenir à l’endroit même de la fermeture éclair et du Velcro qui se rabat dessus qui peut avoir tendance à venir en contact avec l’épiderme entrainant des rougeurs ou plus ou un simple désagrément lors de la nage.

Après 25km en eau libre la combinaison n’a pas souffert et mon cou non plus, deux points importants dans le choix d’une néoprène.

Voilà donc pourquoi je préfère toujours nager en maillot afin de ressentir mieux l’eau et les appuis, ne pas souffrir de brulures, ne pas avoir une nage moins naturelle et éventuellement un mal aux lombaires. 

Autant dire que je ne pars pas convaincu du bienfait des néoprènes ni sur le fond ni sur la forme. Pour autant il m’arrive de faire des kilomètres en hiver avec en eau froide ou simplement un matin sous la pluie quand j’ai froid ou que je nage seul pour optimiser ma sécurité ou que je nage avec des nageurs plus lents que je vais devoir attendre voire assurer leur sécurité. Je ne suis pas hostile à l’objet en soi s’il était confortable, pas trop cher et durable (je pourrais rajouter écologique). C’est un vêtement technique pratique mais dont l’utilisation en compétition devrait faire l’objet d’une révision.

Les premières sensations :

Dès le premier essayage la Black Carbon d’Arena va se révéler être bien différente de ces expériences passées. Je pensais trouver une combinaison souple certes mais pas aussi confortable aux épaules que ma Orca Alpha qui affichait 0,62mm moins de matériel à ce niveau. À peine enfilée et déjà parti pour un 10km que je bouclerais en 2h24 soit une 7ème position sur une centaine de nageurs, je me sens immédiatement bien, malgré quelques pertes de sensations sur les appuis des bras la combinaison va me propulser comme le lendemain sur le 2km parmi les meilleurs nageurs en me faisant gagner de précieuses secondes au 100m. 

Se sentir frais après plus de 7km dans l’eau fraiche et pouvoir courir facilement pour rejoindre l’arrivée avec le sentiment d’une mission bien accomplie

Concernant la souplesse des bras et la sensation d’appui je rappelle que les combinaison sans manche ne sont pas homologuées en compétition, il faut donc obligatoirement en nage en eau libre disposer d’une intégrale complète. Mais revenons à notre Arena, pour laquelle je n’avais mis aucune « protection » autour du cou pour ce premier test en eau douce et où aucun désagrément n’est apparu sur ces 12km dans le canal de l’Ourcq.  Ni tour de cou en silicone ni vaseline ou autre graisse ça pouvait être délicat mais en enfilant la combinaison je sentais que l’encolure était basse et confortable que la matière si elle était proche du corps et ne faisait pas entrer d’eau ne tirer pas sur la peau. Je prenais un risque mais en eau douce sur ces compétitions à plutôt bonne intensité je n’ai ressenti aucun problème, aucune rougeur ou frottement au niveau de la fermeture.

Une première place sur le 2km de l’open swim stars en catégorie d’âge que je dois à ce morceau de néoprène on ne va pas se mentir, au départ en maillot je n’avais aucune chance.

Je me devais donc de tester ce néoprène en eau salée ce que je ferais un mois plus tard sur la très rapide mais courte traversée de la baie de saint jean de Luz, 1850m annoncés qui se gagnent en moins de 20 minutes et sur laquelle je termine 20ème en 22 minutes. À nouveau aucune protection autour du cou ou ailleurs, j’enfile la Arena avec des gants de vélo pour ne pas la marquer elle ne souffre d’aucune blessure pour l’instant et je la fait fermer par quelqu’un car ce matin là je n’y arrive pas seul. Enfin, je vais terminer mon test grandeur nature sur les 3 et 7.5km des défis quiberonnais dans une eau plus fraîche et sur un parcours magnifique où la combinaison est obligatoire. Toujours pas de produit autour du cou et un gainage appréciable pour nager droit et garder un cap et terminer en 1h38 cette distance en pleine mer dans les pieds de très bons nageurs. Aucune fatigue au niveau des bras ou des épaules je peux terminer en forçant et en augmentant la fréquence, la seule limite vient du nageur pas du matériel. Je nage plus vite qu’en maillot, je ne ressens pas du tout le froid présent au 4ème kilomètre et je souffre un peu du chaud qui suivra pour nous ramener au port Haliguen, aucune fatigue et toujours aucune rougeur.

Voilà ce que j’appelle poliment rougeur, le résultat d’une eau salée, d’une intensité dans la nage, d’une matière trop irritante et d’une mauvaise coupe dont souffre pas mal de nageurs dont mon camarade après Quiberon…

Les résultats dans l’eau : Elle va vite, elle ne blesse pas, elle gaine bien, elle est bien coupée, elle est hyper souple aux épaules donc j’avais tous les atouts pour faire 2h24 au 10km de l’open swim stars ou encore 1h38 sur le 7.5km de Quiberon. 

À l’heure du bilan j’ai été bluffé par la qualité des matériaux, la bonne tenue (après 4 compétitions seulement on verra sur le long terme) du néoprène et sur l’absence totale de frottement. J’ai nagé clairement plus vite qu’en maillot (voilà pourquoi il faut revoir les règlements en la matière pour que les nageurs soient à pieds d’égalité) et j’ai bien ressenti la glisse qu’une telle technologie permet en eau douce calme aussi bien qu’avec des vagues dans le dos sur le parcours breton  en pleine mer. De tous les modèles que j’ai pu tester au cours des dernières années elle est clairement au dessus et si les bras sont plus épais que sur le haut de gamme de Orca, la souplesse est pourtant au rendez-vous comme quoi les chiffres, ça ne fait pas tout. À ce stade, après 25km en eau libre, aucune critique à part peut être sur la durée de vie mais ça je vous le dirai avec le temps.

Une saison (ou presque) en coupe de France d’eau libre

Après avoir lancé ma saison en mai dernier, il est temps de faire un point sur les étapes de coupe de France d’eau libre auxquelles j’ai pu participer et qui m’ont mené, à ce jour, à une troisième position au classement général dans ma catégorie des maitres 1.

La Coupe de France c’est à la fois très simple, un cumul de points tout au long d’une longue saison en eau libre de Octobre à Septembre partout en France (pas tellement dans les Dom Tom ou en mer en général) sur des distances allant de 1500m à 10.000m (un seul 25km aux championnats de France) et très compliqué car les points attribués ne sont pas les mêmes selon que l’épreuve compte simple ou double depuis la création des « Aqua challenge ». On comptabilise les 15 meilleurs résultats et si cette coupe est plutôt destinée aux jeunes talents il existe aussi un classement maitres 1 et 2 soit les 26-44 ans (dont je suis) et les 45 ans et plus (ce qui laisse moins d’occasion aux maitres de briller par rapport aux bassin ou aux championnats d’Europe ou du Monde qui séparent les nageurs par tranches de 5 ans).

Ce long compte rendu est surtout l’occasion de revenir tour à tour sur les réglementations (Néoprène, sorties de l’eau temps limite…), les différences d’organisations et enfin sur les lieux visités.

Pour être complet j’avais débuté la saison 2018 en 2017 à Martigues lors de la posidonienne en participant au 5km qui fut réduit à 4km sans que l’on sache vraiment pourquoi ni qu’on le sache tout simplement ce qui ne va pas permettre de lancer un sprint final dans une eau fraiche où l’on était forcé de nager en Néoprène. Bilan, un temps très moyen, un chronométrage plus que  limite car après avoir disparu du classement je me retrouve avec un temps un peu plus lent que celui donné ma montre et que devant moi se trouve des nageurs avec palmes qui pourtant essayent d’expliquer à l’organisateur qu’ils devraient ne pas y apparaitre.

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Des épreuves en mer il y en peu mais du Mistral c’est plus courant.

Une étape en mer était tentante mais le mistral et une organisation un peu débutante ne va pas permettre de profiter de ce lieu magnifique par ailleurs pour faire de l’eau libre. Je finirais le week end à la seconde place du 1500m (qui ne compte pas pour la coupe de France) ce qui permettra de travailler la vitesse malgré le fait que la ligne d’arrivée ne fut installée que lors de notre approche, ce qui ne rendait pas facile la navigation finale.

Vous l’aurez compris un très beau spot d’eau libre mais pour ce qui est du volet sportif on se demande comment la fédération a pu lui délivrer le label coupe de France (s’il en existe un?), quasiment aucun briefing d’avant course, un petit mistral qui nous empêche de finir le parcours officiel, certains nageurs n’iront même pas chercher la dernière bouée avant de tourner vers l’arrivée, et un service de chronométrage catastrophique qui feront remonter un classement irréaliste comptant pourtant pour un 5km.

Ma deuxième expérience sera donc celle qui me permettra d’ouvrir la saison 2018 au Lac de Paladru sur 10km, après 5 mois à nager pus de 100km mensuels. Le principe est simple, un tour de lac qui parait très long (7km dans sa plus grande longueur) et cela va se confirmer avec la parcours qui fera plutôt 12km (les chronos viendront confirmer mes impressions de course). Une organisation débutante aussi mais qui propose un vrai briefing d’avant course et qui fournit des bénévoles pour le ravitaillement au milieu du parcours. L’eau ayant était mesurée sous les 20°C le Néoprène était optionnel et ne va pas permettre une équité dans cette course longue. Mais ici le règlement était appliqué. Selon mes informations le tour du lac ne sera plus proposé dans ce format mais en deux tours de 5km désormais. Un très beau lieu, une belle ambiance, une belle pluie pour finir ce long parcours et une organisation qui apprend mais qui propose une belle étape.

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Avec Monsieur Jacques Tuset l’homme aux multiples évasions à la nage, pour son 9ème Monte Cristo.

Puis ce sera au tour du Défi Monte Cristo  pour un programme chargé :

5km le vendredi, 2.5km le samedi, et le 5km officiel comptant pour la coupe de France le dimanche.

Malheureusement la réalité sera différente. Un peu de mistral (à nouveau) sera de la partie (il souffle à ce niveau pourtant 8 à 12 jours par mois dans la région) et nous empêchera de partir sur le premier 5km. Étonnant car il pousse plutôt dans le bon sens et à part pour le premier kilomètre il est un allié évident pour finir cette course. Ce qui se confirmera avec mon meilleur chrono sur un 5km le dimanche lorsque nous aurons la permission de nager depuis l’ile avec une heure de retard (comme pour toutes les courses du week end du fait du nombre de nageurs inscrits et d’une organisation qui n’en prend pas compte). 

Le parcours est extrêmement simple et particulièrement agréable à nager dans une eau fraiche, moins de 18°C au départ mais sans être obligé de porter une Néoprène, ce fut donc un plaisir de finir dans le top 30 de cette épreuve qui selon moi est sur côtée car pour le prix de l’inscription rien ne semble être à la hauteur. Pas d’eau potable sur le site, pas de tente organisation, pas de respect des horaires de départs, pas de plan B en cas d’annulation à cause du Mistral qui pourtant semble présent au mois de Juin, et enfin pas de respect des distances car l’épreuve du samedi s’est résumée à un petit 1600m que les nageurs en Néoprène locaux ont appréciés tellement le chronomètre pouvait flatter les égaux si l’on pensait avoir nagé 1km de plus…L’organisation s’en excusera plus tard justifiant cela par le fait qu’une bouée aurait bougé entre le moment de son placement et le départ de la course (soit 500m en 30’, sachez le une bouée attachée au fond de l’eau peut se mouvoir à 1km/h).

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Quand une épreuve est annulée le matin d’une épreuve le Paris Aquatique nage en équipe

Une étape à oublier au plus vite, mes critiques doivent être prise ici avec beaucoup de sérieux car à la différence des deux premières épreuves celle-ci a plus de 20 ans d’expérience.

Ce sera au tour de Bordeaux de proposer un 5km en lac artificiel à l’occasion du triathlon local et le parcours s’en fera ressentir car il s’agira de deux boucles de 2.5km avec une sortie à l’australienne au milieu alors que je pensais qu’il était interdit de se déplacer en eau libre avec les pieds au sol. Il semblerait que le règlement change selon les régions et les organisateurs. Une fois de plus un doute persiste quant à un label coupe de France voire à un quelconque document permettant d’harmoniser les épreuves à travers le pays.

On était dans une ambiance triathlon avec une option eau libre, ce qui fait craindre que ce sport ne se développe dans l’ombre du triple effort en ramassant les miettes à l’image de ce qu’il restait au ravitaillement après notre course. Cependant une très belle course tactique en équipe avec une nageuse prometteuse en la personne d’Anne une camarade de club encore junior avec qui je l’espère j’aurai l’occasion de faire d’autres traversées voire des relais.

Enfin, ce fut le 10km du lac d’Annecy, j’avais pu tester le 5km l’an dernier avec un très grand plaisir et un temps de 1h15 je me lance cette année sur la distance olympique à défaut de plus ce qui pourrait pourtant être au programme facilement.

Avec un premier briefing la veille au soir, un autre avant le départ, un double ravitaillement depuis les bateaux et un chronométrage sans problème , et, non pas un, mais deux transpondeurs. Une organisation carrée et un site magnifique. 

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Les départs des 10km sont souvent moins rugueux que les autres même si cela nage très vite au final.

Du simple fait d’avoir fait 5 épreuves dont deux 10km me voilà 3ème au classement des maitres 1 et je jouerai donc la finale de la coupe de France en Septembre prochain pour voir si je peux rester sur la boite, j’en profiterai pour découvrir Jablines et tirer un trait sur cette saison d’eau libre une semaine après les championnats d’Europe à Bled en Slovénie, un déplacement d’équipe qui permettra d’évaluer l’organisation de la LEN qui n’avait pas grande presse après les championnats de Londres il y a deux ans…

Ce que l’on peut retenir donc de cette saison c’est la plus grande incohérence qui règne en terme de règlement sur le port ou non du Néoprène surtout dans la phase déterminant la température exacte de l’eau avant le départ ce qui donne l’impression que lorsque la majorité des nageurs semble frileux la température tombant systématiquement sous les 20°C. Ce nouveau point de règlement qui semble déplaire à la plupart des pratiquants d’eau libre mais convenir aux triathlètes qui souhaitent participer à une épreuve de natation occasionnellement pourrait pourtant connaitre une issue logique en autorisant les nageurs hors licence FFN ou ne désirant pas participer au classement officiel à nager dans du Néoprène sans que ces combinaisons n’aient besoin d’être homologuées (le seront elles un jour par la Fina?) 

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Un point de règlement que je ne connaissais pas, la sortie à l’australienne semble autorisée, un moyen de parler stratégie avec sa camarade de club et de travailler son plongeon.

Le classement enfin récompense plus, le nombre de courses et la longue distance (dont les participants sont si peu nombreux que le dernier marque tout de même un grand nombre de point par rapport aux 5 ou 2.5km) que la valeur réelle des nageurs, à qui elle ne rend pas hommage, notamment dans ma catégorie, et  l’occasion m’est donné de saluer Fred Romera qui fut mon compagnon à Paladru, Marseille et Annecy…

Dans un prochain article j’aurais l’occasion de revenir sur le 10km de juin dernier lors de l’Open Sim Stars à Paris qui mérite que l’on en parle tellement ces épreuves en pleine ville avec un très grand nombre de nageurs mais sans enjeu ni classement final pourraient être l’avenir de notre discipline.

Un point sur les combinaisons néoprène et sur la réglementation.

Alors que la saison d’eau libre se lance, par exemple aux championnats de France demain à Gravelines, sur les réseaux sociaux les meilleurs publient des photos d’eux en combinaison, une manière de promouvoir le sponsor mais aussi de dire que l’eau est fraiche et qu’ils nageront surement avec le lendemain pour l’épreuve du 10km.

Je ne trancherai pas ici la question épineuse de savoir si la nage avec combinaison reste de l’eau libre, ce serait comme demander si l’oxygène est autorisé en haute montagne lors d’une course ou d’aller enquêter sur le drafting en triathlon en vélo ou lors de la tentative d’un équipementier de faire battre le record du marathon et la barre des 2 heures grâce à une tesla ouvrant la route à quelques mètres du coureur.

Disons le tout net, en hiver en mer je nage en combinaison néoprène en Atlantique et en Méditerranée pour l’entrainement et la longue distance. Pour autant la combinaison doit-elle être portée en compétition j’avoue que je suis moins tenté de m’inscrire à une épreuve qui risque de l’imposer. La pire des situations restant à mes yeux la tranche de température laissant la faculté de la mettre ou pas et qui donc lance les nageurs sur un pied d’inégalité. J’ai fait une ou deux épreuves dans de telles conditions, notamment Swim the Island en Italie qui reste une course magnifique mais j’étais un des rares en maillot alors que l’eau était au dessus des 20°C (en octobre en Italie sous le soleil). En terminant les 6km à la force des bras sans ravitaillement j’ai trouvé des nageurs beaucoup plus frais que moi à l’arrivée qui m’avouaient avoir nagé bien plus vite que d’habitude.

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L’attirail complet pour nager dans le canal à 7°C, chaussons obligatoires

Mais  quand on dit combinaison de quoi parle t-on exactement?

D’un vêtement d’une pièce composé de néoprène yamamoto (une fabrication japonaise qui permet à la matière de proposer une bonne floraison et parfois une épaisseur très fine pour ne pas gêner les mouvements de bras). La différence essentielle avec les combinaison de surf est que nous avons besoin autant de nous protéger du froid que d’être capable de tourner les bras sur 5km et plus quand les surfer ne crawlent mais rament et préfèrent avoir chaud et flotter le plus possible pour remonter à la surface après une chute.

Le néoprène® est une marque déposée par Dupont de Nemours datant des années 30 qui constitue une famille de caoutchouc synthétique.

Il existe 3 variations de ce néoprène bien plus cher que le classique utilisé pour le surf, que l’on appelle 38, 39 et 40, et qui décline l’essentiel de la gamme. À savoir une entrée de gamme (38) qui flotte beaucoup et qui présente peu de souplesse, un 39 qui associe flottaison et un plus grand étirement des matériaux donc plus de souplesse aux épaules, et enfin un 40 haut de gamme très fins mais très sensible et fragile aussi, attention aux coupures.

L’ensemble ne doit pas dépasser 3 à 5mm selon les endroits (5mm sur les jambes parfois c’est beaucoup pour qui sait déjà flotter) et ne pas déborder sur les pieds et les mains. Mais qui voudrait nager avec des chaussons de surf en néoprène, autant j’aime cela en surf autant ma dernière tentative lors des Neptune Steps dans l’eau à 7°C de Glasgow m’a rappelé que les sensations d’appuis sont tout de même essentielles à la nage.

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Paris à la nage 2016, les libanais souffrent du froid et en bons triathlètes partent en combi.

Mais alors que choisir si on nage en eau libre?

Les fédérations ont, semble t-il, tranchées et le moins que l’on puisse dire c’est que selon les maisons les règlements sont bien différents, un vrai choc de culture.

Débutons avec ceux qui semblent ne savoir nager qu’avec une combinaison voire un pull buoy entre les jambes vous aurez reconnu les triathlètes et les swimrunners (pour ces derniers je ne connais pas le règlement mais voyant des photos de types avec des plaquettes et des pull buoys dans des lacs je préfère ne pas savoir). Ici encore pas un seul règlement car les fédérations sont souvent supplantées par des sociétés privées (IronMan® ou Challenge®) qui imposent leurs point de vue pour faire plaisir à des fabricants en autorisant le speedsuit sur la trifonction quand c’est interdit par la FFTri entrainant de nombreuses disqualifications comme à Vichy l’an dernier.

En règle général 24°C est la barre au dessus de laquelle les triathlètes découvrent l’eau libre sans néoprène, ça reste possible de nager sans jusqu’à 16°C mais obligatoire ente 12 et 16°C en dessous a priori en France pas de nage autorisé.

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Une belle épreuve à armes inégales sponsorisé par Jaked mais j’étais le seul à porter leurs couleurs (labellisé Fina)

Malheureusement en triathlon, la natation est à double titre le parent pauvre du triple effort, déjà la distance est proportionnellement aux autres disciplines bien plus réduite (on notera qu’il existe des compétitions peu connues où les proportions sont égales) ensuite en cas de « mauvais temps » on annule le départ dans l’eau ou on transforme l’épreuve ne duathlon (course, vélo, course). IronMan® a déjà quasiment annulé le départ de masse pour un départ par vague qui fait qu’on ne comprend plus rien à son propre classement en cours de route mais ne transforme pas pour autant son épreuve en duathlon.

Demandez à un décathlonien s’il souhaite retirer une épreuve au programme de son week end et vous aurez ma tête lorsque j’ai vu Bahrein annuler la natation alors que le vent (oui vous savez cet élément qui soufflerait trop fort pour nager mais pas assez pour rouler en vélo?) et la mer à 25°C proposaient des conditions tout à fait convenables. Ici la piste locale (absence quasi totale de culture de la nage en mer, la côte est à 95% privée et l’accès à la mer ne se fait que sur un plage au sud de la capitale, et la formule magique de IronMan® (50% de débutants et 80% de finishers) empêchèrent aux athlètes de pratiquer leurs sports.

C’est grâce au Triathlon que la combinaison de nage s’est réellement développée et qu’aujourd’hui on trouve des produits vraiment souple et bien adapté, mais c’est aussi grâce au triathlon que de nombreuses personnes viennent à l’eau libre notamment lors d’épreuves comme Paris à la Nage ou Swim the Island dont j’ai déjà parlé (plus de 1000 nageurs tout de même cette année à Paris le 17 et 18 juin prochain). Donc cessons là les remontrances et rappelons aussi que ltraithlon se nage en eau parfois très chaude (sans combinaison) et que je ne connais pas le plafond maximal autorisé, quand il est de 31°C pour toutes les fédérations de nage notamment pour ce qui est de la compétition, car l’eau chaude est en fait plus dangereuse que l’eau froide mais c’est un autre débat.

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Swim the Island 2016 une initiation à l’eau libre pour de nombreux triathlètes, une très belle épreuve italienne.

Passons donc à l’eau très froide et à ceux et celles qui aiment cela et qui nage en maillot  jusqu’à 0°C à savoir le winter et ice swimming qui propose des distances allant jusqu’à 1000m (voire un mile) en maillot de bain. Ici l’ambiance est à la tronçonneuse pour ouvrir un rectangle dans la glace, ensuite l’essentiel est de résister au froid je vous laisse y penser pour vous rafraichir, j’ai envie de m’y mettre mais je ne sais pas pourquoi ce la reste un objectif un peu confus…

Pour les français qui souhaitent nager en eau libre sous l’égide de la Fina, ou de la FFN la combinaison sera obligatoire au dessous de 18°C (soit 2°C de plus qu’en triathlon) mais optionnelle pour la Fina ou en Coupe de France jusqu’à 20°C sauf en Championnats de France comme ce sera le cas à Gravelins ce week end. Vous avez suivi parce que si c’était trop facile il faut aussi parler des températures minimales qui sont de 16°C pour la Fina alors qu’on descend à 14°C en combinaison pour la FFN (12°C pour le triathlon).

Bref un bon bazar auquel il va falloir rajouter le type de combinaison agréée ou pas par la Fina, et là l’étude est en cours auprès d’un laboratoire de l’EPFL (école polytechnique féminine de Lausanne) et la liste ne sera connue qu’en fin d’année 2017 et valable pour la seule année 2018. Donc si vous pourriez nager ce week end avec une combinaison qui ne sera pas validée pour le reste des épreuves en 2018. Cette validation est aussi valable pour les combinaisons tissu dédiées à l’eau libre qui ne sont pas autorisée en bassin. Là aussi entre ces modèles que je porte bien volontiers et le simple maillot de bain il peut y avoir une différence en terme de glisse, et je ne parle pas d’un nageur en slip de bain pas rasé de près.

Pour faire simple il est bon de rappeler que le Marathon swimmers Federation propose une règle plus simple, un maillot le plus simple, un bonnet et des lunettes, bouchons d’oreilles ou pince nez, écran solaire et graisse rien de plus… là vous pouvez faire une traversée sans avoir besoin de connaitre la température elle sera fraiche mais tout le monde part à armes égales.